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Gaëlle Josse, grande lauréate du Prix France Bleu Page des Libraires

Gaëlle Josse, grande lauréate du Prix France Bleu Page des Libraires

Publié le 14 juin 2016 par - Crédit Photo : DR

Avec son cinquième roman intitulé « L’ombre de nos nuits », Gaëlle Josse remporte le Prix France Bleu Page des Libraires, présidé par Daniela Lumbroso. Un trophée mérité pour cette histoire très poétique, qui nous embarque en Lorraine dans l’atelier du peintre George de La Tour.

Roster Con : Bonjour Gaëlle Josse ! Tout d’abord, félicitations pour le Prix France Bleu Page des Libraires ! Qu’est-ce que ça fait d’obtenir ce prix ?
Gaëlle Josse : Je le reçois avec tout le plaisir et toute la reconnaissance que vous pouvez imaginer ! Un prix, c’est un signe fort, une marque d’attention particulière, une envie de distinguer un livre et de le dire à l’auteur. Et à chaque fois, pour moi, c’est un jalon précieux, un moment inoubliable. J’étais vraiment émue devant cette assemblée de 400 libraires réunis à la BNF François Mitterrand !
Ce qui me touche le plus, c’est que ce prix m’est décerné par celles et ceux qui sont au plus près du livre : les libraires, les lecteurs, les auditeurs. Un geste qui répond à la seule sincérité d’un texte, d’une voix. Je ne peux pas rêver mieux.

Dans « L’ombre de nos nuits », il est question de Georges de La Tour ; vouez-vous une admiration pour ce peintre ?
J’admirais beaucoup les tableaux que je connaissais de lui, avec ce clair-obscur unique, cette atmosphère intime, chaude, mais ce n’est pas ce qui a déclenché l’écriture du livre. Il est venu de ma découverte d’un tableau en particulier, avec ce très beau visage de jeune femme penché avec douceur, tendresse, inquiétude sur un homme blessé qu’elle tente de soigner, qui m’a renvoyée à une histoire personnelle. J’ai eu l’impression d’avoir aimé avec ce même regard, cette même envie de soigner, de réparer. Et c’est l’histoire d’un aveuglement amoureux, la femme qui revit cette histoire dans le livre nous rappelle combien nous nous sommes nus, démunis lorsque nous aimons.

L’action du roman se déroule en Lorraine. Êtes-vous originaire de la région ? Êtes-vous allée sur place pendant que vous écriviez ?
Je n’ai aucune attache particulière avec cette région, mais j’ai eu l’occasion d’y aller plusieurs fois, invitée en librairie autour de mes livres précédents. Je suis retournée à Nancy et à Épinal où se trouvent certains tableaux de la Tour, et j’ai fait des recherches, même si on sait très peu de choses sur ce peintre. Et j’ai eu l’idée de lui donner la parole, alors qu’il crée ce tableau, au cœur de la Lorraine, pendant la guerre de Trente ans, dans son atelier. J’ai ensuite imaginé le personnage de son apprenti, à qui il va demander de copier le tableau. Le jeune homme ne pourra pas éviter de tomber amoureux de ce beau visage… Mais est-ce si simple ?

Y a-t-il une adaptation cinématographique de prévue ?
Pas encore, à ma connaissance ! Il est sorti en janvier seulement. Si une proposition m’était faite, je l’étudierais avec intérêt et attention, bien sûr. Mais mon film personnel est déjà dans ma tête…

Vous avez réalisé des études de droit, de psychologie, de journalisme, qu’est-ce qui vous a finalement amené à l’écriture ?
J’y suis arrivée tard, vers la quarantaine, tout d’abord avec des formes courtes, fragments, poésie. Et puis un premier roman, remarqué par les lecteurs, les libraires et la critique, une vraie chance. J’imagine qu’il me fallait avoir vécu, et avoir aussi un peu de temps pour m’y consacrer. Je crois que nous avons tous un moyen d’expression à notre disposition, écriture, musique, dessin, danse, sport…C’est important d’en être conscient et de lui faire de la place, car c’est une façon de sentir le monde, de vivre nos émotions, nos relations aux autres de façon tellement riche !

Vous en êtes à votre cinquième roman, avez-vous déjà une idée du sujet que vous aborderez dans votre prochain ouvrage ?
J’ai tout d’abord un livre de courts textes autour de la voix, De vives voix, qui paraîtra fin septembre, aux Éditions du Temps qu’il fait. C’est un thème qui m’est cher, je suis très attentive, très sensible aux voix, aux intonations, au-delà des mots qui sont dits. Savez-vous que chaque voix est unique ?
Et je commence à voir se dessiner les contours d’une nouvelle fiction, le contexte, les personnages. Le film se construit dans ma tête, j’ai commencé les recherches, pris quelques notes, mais je n’ai pas commencé à écrire. Je me donne du temps. J’ai encore de très nombreuses rencontres, invitations sollicitations jusqu’à la fin de l’année autour de l’Ombre de nos nuits. Ces échanges, ces partages autour d’un livre sont des moments, riches, chaleureux, denses. J’ai vraiment envie de les vivre !

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