« Orazio », le premier roman de Christophe Matho

Directeur éditorial des éditions Ramsay, Christophe Matho a troqué sa place habituelle pour se mettre dans la peau de l’auteur. Il sort ainsi son premier roman, « Orazio », l’histoire d’un manuscrit contenant un secret des plus mystérieux.

Avec la mise en place du confinement le 17 mars dernier, nombreuses sont les publications restées malheureusement dans l’ombre, malgré leur fort potentiel. C’est le cas de « Orazio », de Christophe Matho, qui n’est autre que le directeur éditorial des éditions Ramsay. Courant février, ce dernier change de casquette pour devenir écrivain et publier son tout premier roman. Entre la Toscane et la Creuse, l’auteur nous embarque dans une sorte de jeu de piste. L’histoire démarre en 1874, lorsqu’une auteure célèbre met en place une énigme concernant son manuscrit, pour ne pas tomber dans l’oubli. Un mystère résolu dans les années 1930 par un jeune homme italien, fuyant le fascisme et répondant au nom d’Orazio. En 2012, l’un de ses descendants, Christophe, se retrouve chez le notaire et reçoit le fameux manuscrit. Heureux hasard, il est éditeur…

Cette fiction, qui se mêle parfois à la réalité, oscille entre trois époques et autant de personnages. Un beau roman, qui plaira à la fois aux amateurs de terroir et de polar.

Crédit Photo : DR

Roster Con : Directeur éditorial des éditions Ramsay, vous venez de sortir votre premier roman, « Orazio ». Pouvez-vous revenir pour nous sur votre parcours professionnel ?
Christophe Matho : Je n’étais pas forcement prédestiné à l’édition. Mon premier emploi était dans un cabinet d’avocats. J’ai ensuite été directeur d’agence de développement puis directeur des services d’une mairie. Je suis venu à la production éditoriale par la direction d’un journal d’information. J’ai créé la marque Marivole avant de prendre la direction des collections de de Borée et la direction éditoriale de Ramsay.

Quel a été le déclic pour écrire « Orazio » ?
Je ne sais pas si on peut parler de déclic. En fait en tant qu’éditeur dans mes relations avec les auteurs j’avais des fois l’impression « d’expliquer à un sabotier comment on fait des sabots », dit autrement, j’apportais une expertise à quelqu’un qui se considérait comme un meilleur expert que moi dans son domaine. C’est peut-être pour asseoir ma légitimité que j’ai voulu écrire un roman après plusieurs livres qui ne relevaient pas de la fiction.

Vous êtes-vous inspiré de faits réels ou d’histoires qui vous ont marqué ?
Oui, il y a une écrivaine du XIXe siècle dans ce roman, elle a existé. Son nom n’est pas cité, mais elle est restée célèbre. Les deux héros des années 30 ont bien existé. Quant aux histoires qui m’ont marqué, je les ai puisées dans les traditions populaires du Centre de la France. J’ai été aussi inspiré par le rapport de l’homme à la nature. J’ai voulu rappeler qu’il n’y a pas si longtemps, l’homme vivait avec la nature. Il y a cent ans, les hommes savaient que les forces de la nature pouvaient les rappeler à l’ordre n’importe quand…

Avez-vous un second roman dans les tiroirs ?
Mon roman dévoile qu’un manuscrit oublié d’une écrivaine du XIXe siècle m’a été remis par un notaire en 2012. Il est dans un coffre-fort !

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